Epoustouflante version du "Crépuscule des dieux"

Ovation debout. L'orchestre Philharmonique de Berlin et son chef Sir Simon Rattle ont impressionné le public et la critique en livrant une époustouflante version du "Crépuscule des dieux" de Richard Wagner en ouverture du festival lyrique d'Aix-en-Provence. "Comment un orchestre peut-il sonner ainsi ?", s'interroge, élogieux, le "Figaro". "Ce que Simon Rattle et ses musiciens ont réalisé tient du prodige".

Tout aussi convaincu, le quotidien "Le Monde" n'est pas moins dithyrambique. "L'orchestre de Simon Rattle est sans rival. Tout simplement étourdissant de couleurs, de nuances, d'imagination, de virtuosité, jouant un Wagner de musique de chambre, intelligent et rigoureux autant qu'étonnant et fantasque. Sonnant clair et léger au point qu'on ne peut imaginer plus éthéré, puis tout à coup ramenant une lame de fond d'une puissance renversante, noire, tragique", relate-t-il.

1 commentaires:

Phil. H. a dit…

Quand va-t-on enfin s'aviser que depuis maintenant pas mal d'années, les metteurs en scène ont pris le pouvoir dans les Théâtres et Opéras, y imposant au public leurs lectures personnelles des oeuvres qu'ils sont censés lui présenter sur scène? Faut-il ici rappeler qu'un metteur en scène devrait être au service d'un auteur et d'une oeuvre, et que ceux qui doivent avoir la liberté de comprendre et d'interpréter une oeuvre, ce ne sont pas les metteurs en scène mais les membres du public.
A Bayeuth, non contents d'imposer sur scène leurs "visions" des oeuvres de Richard Wagner, les metteurs en scène ont obtenu de la nouvelle direction que celle-ci organise des conférences préliminaires, destinées, non pas à introduire le public aux oeuvres elles-mêmes, mais à leur interprétation par ces messieurs-dames metteurs en scène. L'art a toujours été espace de liberté pour l'esprit, même dans les pires dictatures. Eh bien ! Nous voici parvenu au stade où l'art devient synonyme d'embrigadement des esprits, et ceci, au nom de la liberté et de la démocratie... Ça donne à réfléchir, non?