La Région souhaite accélérer le désenclavement des départements alpins


25 février 2009
Christophe Castaner rencontre le préfet Pierre N’Gahane



Michel Vauzelle, Président de la Région, a conduit en septembre dernier une délégation de grands élus des départements alpins de Provence-Alpes-Côte d’Azur pour s’entretenir avec Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux transports, de plusieurs dossiers prioritaires pour le désenclavement des départements alpins. Le Président de Région était accompagné de Jean-Louis Bianco, Président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence, Jean-Yves Dusserre, Président du Conseil général des Hautes-Alpes, Joël Giraud, député des Hautes-Alpes, Pierre Bernard-Reymond, sénateur des Hautes-Alpes et Christophe Castaner, Vice-président de la Région délégué à l’aménagement des territoires.

Lundi 23 février 2009, Christophe Castaner a rencontré le Préfet des Alpes de Haute-Provence,

Pierre N’Gahane, afin de faire le point sur l’engagement de l’Etat concernant :

La modernisation du Val de Durance

L’Etat, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, les Départements des Hautes-Alpes, des Alpes de Haute-Provence, de Vaucluse et Réseau Ferré de France se sont engagés dans le cadre du Contrat de Projets Etat - Région 2007-2013 à améliorer la qualité et l’offre de service grâce à un investissement de 114 M€ consacré à la section entre Aix-en-Provence et Briançon. Or, d’importants travaux s’avèrent nécessaires et chaque partenaire sera donc amené à se mobiliser au-delà des financements initialement prévus. La Région souhaite augmenter sa participation d’environ 7 M€ et a donc tenu à s’assurer d’un engagement dans les mêmes proportions de l’Etat.

La rénovation de la ligne des Chemins de fer de Provence

La ligne des Chemins de fer de Provence (transférée à la Région depuis janvier 2007) est actuellement dans un état critique. Un plan de rénovation rapide est donc nécessaire sauf à mettre en péril l'exploitation des services de transport. Un financement de 55 M€ est inscrit au Contrat de projets 2007-2013 dont 25 M€ sur la partie haute, de Plan du Var (Alpes maritimes) à Digne les bains. La principale contrainte de délai tient à la livraison des nouveaux matériels (fin 2009), qui impose de préparer la voie pour pouvoir le faire circuler sur un parcours significatif (Saint - Martin / Digne).

Sur ces deux sujets, Christophe Castaner a réaffirmé au Préfet la volonté de Michel Vauzelle et de la Région d’accélérer le calendrier initialement prévu de façon à insuffler, dans le contexte économique actuel, une dynamique nouvelle.

La réouverture de la ligne Digne – Saint Auban

La rencontre de la délégation conduite par Michel Vauzelle en septembre dernier avec Dominique Bussereau a notamment permis le réexamen du dossier de réouverture de cet te ligne qui n’avait pu être inscrit au Contrat de projets. Depuis, suite à la demande de Serge Gloaguen, Conseiller régional et Maire de Digne, et à la rencontre, ces derniers jours, de Christophe Castaner avec Jean-Louis Bianco, les partenaires du Contrat de projets sont convenus de financer pour un montant de 1,4 M€ la réalisation des études d’avant projet. Un comité de ligne sera par ailleurs institué dans les prochaines semaines pour engager un large débat avec les populations.

Christophe Castaner et le Préfet ont également évoqué le projet de Pôle d’Echanges et de réaménagement du quartier de la gare de Manosque.


Réforme des collectivités : la guerre déclarée aux régions ?


Par Nicolas Maisetti
Doctorant en sciences politiques
25/02/2009

C'est le 3 mars qu'Édouard Balladur remettra les conclusions du Comité pour la réforme des collectivités locales qu'il préside. Plus d'une cinquantaine d'auditions ont été menées par ce comité qui est chargé par le Président de la République de formuler des propositions avec un objectif clair: "On ne peut plus continuer ainsi".

Dans l'émission-allocution présidentielle "Face à la crise", en effet, M. Sarkozy énumérait:

"Communes, département, région, État, Europe, sans compter tous les pays, SROS et tous les étalons... les étages intermédiaires. Il va falloir que l'on trouve les voies et les moyens pour que le poids des dépenses publiques et des échelons territoriaux s'allège dans notre pays".

Ainsi, dix ans après la Loi Chevènement sur les communautés urbaines, le dispositif législatif relatif à l'aménagement du territoire va encore changer. Si aujourd'hui comme hier, le mot d'ordre reste "clarté et économie d'échelles", il s'agit dans les réflexions du Gouvernement d'une opération anti-mille-feuilles sur l'ensemble des échelons administratifs des collectivités locales.

Le Monde a révélé en avant première la teneur des propositions du Comité Balladur :

Le passage de 22 à 15 régions

Le Comité proposerait la fusion entre Rhône-Alpes et Auvergne, celle des deux Normandies, de la Bourgogne et de la Franche-Comté et un redécoupage des régions Picardie, Poitou-Charentes et Ile-de-France. L'argument du Comité semble être l'adaptation à une taille critique européenne afin de s'adapter à des enjeux concurrentiels que les régions ne peuvent assumer dans le cadre étriqué de leurs compétences et de leur frontière historique.

Cette analyse n'est pas partagée par Michel Vauzelle. Depuis le début de l'année, le président de la Région PACA organise des États généraux du service public. En début de semaine se tenait à l'Hôtel de Région une séance spécifique sur la réforme des collectivités locales.

Au-delà de la mise en scène politique de l'opposition à Nicolas Sarkozy (selon Élisabeth Guigou, "les régions sont devenues insupportables au pouvoir actuel"; M. Sarkozy "veut mettre la main sur des collectivités qui ne sont pas dirigées par des élus de la majorité"), une inquiétude réelle semble toucher les élus locaux et régionaux :

"Nous vivons avec violence ce troisième acte de la décentralisation", a résumé Christophe Castaner (PS), vice-président du conseil régional et maire de Forcalquier (04) qui qualifie la réforme voulue d'"attaque de la souveraineté territoriale".

D'autres, dénonçant la "guerre déclarée aux régions", s'appuient sur une possible dilution de l'échelon régional face aux autres aspects de la réforme.

La suite sur Rue 89....


« On nous demande de faire plus avec moins »


Le 16 février, à la Friche de la Belle de Mai, dans le 4ème arrondissement de Marseille, plus de 500 personnes ont assisté à la clôture des États généraux des services publics.

Depuis un mois, le conseil régional Paca, dirigé par la gauche, tient des réunions-débats dans chaque département, pour réagir à la révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée par l'État. « C'est une logique purement comptable, décidée par en haut, dénonce Christophe Castaner, vice-président (PS) de la région. On veut nous faire croire que la bonne gestion, c'est de concentrer, mais dans ce cas comment avoir un service de proximité, comment réduire la dépendance à la voiture ? » Dans la salle, le public égrène les exemples d'emplois supprimés, de bureaux fermés ou de services délégués au privé. « Même la mairie a du mal à obtenir des panneaux indicateurs, raconte Agnès Loudes, responsable de théâtre à Aix. Le délégataire privé traîne les pieds. Les commerçants eux, paient, et les ont tout de suite. » La volonté de faire des économies n'épargne pas les collectivités locales. « On nous demande de faire plus avec moins », critique une employé de la ville de Marseille. Pour Michel Fontaine (CGT-Finances), la solution est à chercher dans « une réhabilitation de l'impôt ». « Il faut rendre l'impôt sur le revenu plus équitable et progressif. Et réviser la fiscalité locale, qui présente des injustices criantes. » Problème : cette révision dépend de l'Etat, tout comme nombre de décisions stratégiques pour les grands services publics. Hier, Michel Vauzelle, président (PS) de la région, a proposé la création d'un observatoire ad hoc, et une modification de la Constitution pour y préciser la notion de service public.

Frédéric Legrand
Tournée régionale de présentation pour AGIR

Tournée AGIR, réunion d'informations à Digne-les-Bains

La tournée régionale de présentation autour du dispositif Agir (Action Globale Innovante) a lieu le jeudi 19 février à Digne-les-Bains en présence d'Annick Delhaye, Vice-présidente déléguée à l'écologie, à l'environnement et au développement durable et de Karim Ghendouf, conseiller régional délégué à l'énergie. La Région a adopté ce programme en 2006 pour faire du développement durable une préoccupation majeure. Pour ce faire, elle s’appuie sur de nombreux dispositifs qui ont trait aussi bien au bois, à l’éolien ou au solaire thermique… Au programme de la journée : la visite des locaux de l'association GESPER, GEStion de Proximité de l'Environnement en Région précède une réunion d'information publique.

La Région s’est impliquée depuis de nombreuses années dans une politique de développement durable de l’Energie. En 2006 elle a mis en place le dispositif AGIR qui finance des projets exemplaires et novateurs dans les domaines de l’éco-énergie et des énergies renouvelables.

La Région a soutenu ce dispositif à la hauteur de 10 millions d’Euros en 2007 et de 15 millions d’euros en 2008. Les partenaires reviennent sur les projets ainsi développés pendant l’année.

L’ensemble des territoires, collectivités et entreprises engagés dans ce projet échangent sur l’efficacité du programme, leurs expériences et les progrès réalisés depuis septembre 2007 où une telle rencontre avait déjà eu lieu.

L'association GESPER a pour objet :

  • De reprendre les missions et les activités du centre d'accueil compostage de proximité.
  • Promouvoir le compostage de proximité en informant sur les enjeux, les possibilités et les conditions de développement de cette filière- Assister les différents acteurs de la filière (producteurs de biodéchets, fabricants de dispositifs, opérateurs) à la définition, la mise en place et le suivi des projets.
  • De promouvoir et d'aider au développement des solutions de gestion de proximité des rejets ménagers et assimilés et de valorisation des ressources locales en matériaux et énergie.
  • De faire de la gestion de proximité un vecteur de développement local, de réinsertion sociale et d'échange notamment avec les pays en voie de développement.
  • D'assurer l'information, la formation et le transfert de compétences et de technologie en réalisant directement ou indirectement toute activité même commerciales contribuant au développement et au négoce de l'offre d'équipements et de services adaptés à son domaine d'activité
photo : © Anne-Van-der-Stegen

L’actualité politique - 4 février

La crise, Le leadership au PS,

Aux vœux à Forcalquier :

« La crise financière que nous traversons est structurelle. Avant d’être financière elle est politique, sociale et écologique … L’accroissement des inégalités, les bas salaires, la précarité, les régressions sociales sont à l’origine du dévoiement du système financier et économique ! »

Sur TLP, une interview :

« En politique il faut être au bon endroit, au bon moment, pour servir son camp …

· Jean Louis Bianco est la personnalité politique du département.

· Aujourd’hui Martine Aubry est la patronne du PS ! »

Retrouvez la retransmission de la cérémonie des vœux de Forcalquier et l’interview du 5 février de Christophe Castaner sur TLP

Raccourci pour visionner le discours des vœux et l’interview de Christophe Castaner

http://ville-forcalquier.fr/video.html

« L’Etat est un peu chiche »




4 février 2009

« L’Etat est un peu chiche » sur les mesures visant à compenser le départ du CNAM de Barcelonnette, c’est l’avis du vice président du conseil régional délégué à l’aménagement des territoires.

Hier Christophe Castaner a rencontré (entre autres) le Maire de Barcelonnette et le conseiller général pour évoquer l’après-CNAM, et une réelle inquiétude est apparue : même si l’Etat a promis 2 millions d’euros pour redynamiser le site, les mesures de remobilisation visant à attirer les entreprises ne concerneraient, elles, que le périmètre du site militaire.

Pour Christophe Castaner, c’est toute la vallée qui est délaissée. Il pointe également l’absence de toute mesure pour l’Ubaye dans le plan de relance du gouvernement.

Le vice-président a indiqué aux élus que la région pourrait compléter les 2 millions d’euros de l’Etat dans le cadre du contrat de redynamisation, en apportant un appui aux projets les plus intéressants.

Par ailleurs, il a rencontré les maires des communes touchées par les crues du printemps dernier pour les consulter sur les projets de prévention des risques futurs.