7 juin 2009, 20h00... Et maintenant ?

















"C’était hier soir peu avant minuit. Quelques militants se désolent devant un poste de télé dans la cour de Solférino.

Martine Aubry vient de partir. Demain matin elle sera sur France Inter.

Le résultat est tombé. Comme une lame.

Et maintenant ?

Pas le choix.

Comprendre et analyser sans faiblesse pour rebondir.

Ce blog vous est ouvert.

A vous de livrer sans tabous vos sentiments sur le vote et de dire ce que vous attendez du PS."


Christophe Castaner

14 commentaires:

Jean-Pierre JAUBERT a dit…

Il y a certain jour…


Deux évidences après ces élections européennes : les français se sont tirés pas une mais deux balles dans le pied.
La première en n’allant pas voter alors que les trois quarts de nos lois proviennent des directives européennes et la deuxième en confortant la position de la droite et de son leader, ce qui va leur permettre de poursuivre leurs réformes.

Comment cela est arrivé ?
Trois raisons majeures :
- le rassemblement de la droite et à sa stratégie tout au long de cette campagne,
- la crise qui accentue la recherche de protection des citoyens auprès des autorités gouvernementales,
- le retour « providentiel » de la sécurité au devant de la scène politique.

Pour la gauche, c’est beaucoup plus complexe, mais l’évidence qui ressort est :
1) la dispersion de ses courants au sein de multiples formations,
2) le positionnement de la liste « Europe Ecologie » qui déjà dans ce titre résume la lisibilité de son programme,
3) l’erreur de positionnement de notre parti, en se focalisant dès le départ de la campagne sur le Président de la République, sans éclairer les débats sur la question européenne, et l’addition que nous fait payer l’électorat de gauche sur le calamiteux congrès de Reims.

Quel suite après cet échec ?
Elle risque d’être cuisante si nos leaders se refusent à en tirer la véritable leçon, consistant à se doter d’un comité de direction resserré, avec un leader reconnu par l’ensemble du parti, et d’un programme réaliste de gauche.
Et ces deux décisions doivent intervenir de suite, pour être prêt à la rentrée de septembre à répondre aux enjeux de la future campagne des régionales qui s’annonce vitale pour notre parti, pour la gauche en général, mais également pour le tissu social économique de la région.

Attention le temps presse, on serait tenté de dire qu’il est déjà bien tard, il faut rapidement donner un signe d’espérance à des militants et au peuple de gauche en perte de repère.

Unknown a dit…

D'accorda vec JP J.
j'ajoute que le succès de la liste écolo est dû
- à son effort d'union alors que l'inverse est observé à gauche( l'effet Mélanchon , succédant à l'effet Reins)
- à la présence de deux leaders EUROPEENS : Dany et surtout EVA JOLY qui a fait un malheur dans mon entourage.
Voilà deux ponctions qui ont affaibli le PS.

Il est temps de préparer 2012 par un effort d'union interne et externe.
Il faut préparer très vite le choix d'un(e) candidat(e) et d'un programme simple et rassembleur
M André

Luc de Falco a dit…

En toute parfaite sincérité, issu du PSU, je me demande parfois s’il valait mieux se tromper avec les communistes où être trompé par les socialistes ! Je ne regrette pas mon choix, le printemps de Prague ayant définitivement disqualifié le communisme façon Union soviétique, il n’y a pas à revenir là-dessus. Alors, quel est le problème de fond du parti socialiste ? D’après moi, c’est qu’il défend les valeurs et les intérêts, consciemment ou inconsciemment, d’une tranche de la population qui vit sur des rentes de situations C’est ainsi que son électorat traverse toutes les couches de la société de bas en haut, allant des plus riches aux plus pauvres. Dans une société qui tend à s’appauvrir, essentiellement à cause de la fin d’un néocolonialisme qui consistait à piller les ressources naturelles des États qui nous étaient historiquement inféodés, le coût de ces « rentes de situations » devient insupportable pour la génération montante qui voit son pouvoir d’achat se réduire à une peau de chagrin. Et ceci d’autant plus que leurs aînés ne renoncent à aucun de leurs droits acquis auxquels ils n’accéderont jamais. C’est ainsi que le Parti Socialiste est un partie de vieux et comme ceux-ci tendent à disparaître au fil du temps, quand ils ne virent pas à droite l’âge aidant, celui-ci risque fort de disparaître avec eux s’il ne prend pas en compte, dans son programme de réformes, une réalité sociale qui se laisse résumer à un constat très simple : « J’ai moins de pouvoir d’achat que mes vieux qui sont à la retraite et mes enfants qui viennent de s’installer en fondant un foyer ont moins de pouvoir d’achat que moi. » C’est ce phénomène que le Parti Socialiste doit dénoncer pour retrouver un électorat digne de ce nom. (La lutte des classes a été remplacée par une lutte des générations qui ne dit pas son nom. Et, de mon point de vue, l’image que renvoie de lui le Parti Socialiste reflète les idéaux et les intérêts passéistes d’une population qui tend à devenir minoritaire, aujourd’hui n’est pas hier ! )

Anonyme a dit…

Juste quelques mots... C'est avec regret que pour la première fois de ma vie je n'ai pas voter PS... Je n'ai pas vu depuis longtemps "d'esprit socialiste", mais des rivalités, une absence d'union, des barons, une féodalité, des discordes dans ce parti... Pas de chef, pas d'idée et pas de jeunes... Rien de clair qui me permette d'accorder ma voie avec confiance.
De plus nous sommes en période de crise (économique, sociale, de valeur), où l'action est nécessaire et ne peut laisser la place à des tergiversations sans importance...

François LABOURDETTE a dit…

Bonjour,
Candidat à la candidature aux Européennes, j’avais alerté Gilbert dès le mois de mars des risques de faire pire que le 21 avril 2002.
Il suffisait d’écouter les militants, les adhérents, les électeurs pour le savoir.
J’ai distribué les tracts, coller les affiches, mais avec le triste sentiment que nous allions nous prendre une claque de plus.
Nous en avons parlé en réunion de section, et je m’étais autorisé à rappeler à La Brillanne le 12 février que cette échéance était d’abord une élection et en particulier une élection au parlement européen.
Mais rien n’y faisait, il fallait taper sur Sarkozy.
Le PS s’est mobilisé aux côtés des syndicats comme jamais depuis bien longtemps.
Mais toujours en courant derrière les plus gauchistes, les plus révolutionnaires, syndicats ou partis !
J’ai même vu un tract commun avec tous les mouvements situés plus à gauche que nous, y compris le NPA, distribué par les socialistes !
Moi, je ne comprends pas !
Si je suis au PS, c’est parce que je ne suis pas révolutionnaire. C’est parce que je suis démocrate, progressiste, réformiste, de gauche, lucide, constructif, cohérent, etc... Bref ! Socialiste et social-démocrate !
Ce sont ces valeurs-là que je revendique, que je défends, que je transmets et que je veux faire partager.
Notre parti ne sais même plus donner l’exemple, respecter et faire respecter les valeurs, nos valeurs, respecter et faire respecter les règles de la vie démocratique.
Georges Frèche sort des insanités ? Il n’est que temporairement mis à l’écart du bureau national.
Fabius appelle à voter Non au référendum pour l’Europe malgré le choix majoritaire des militants et adhérents ? Point d’exclusion !
Ségolène arrive en tête sur le vote des motions ? On forge des alliances contre nature pour la battre au secrétariat national !
Localement, voulez-vous que je vous parle de Jean-Pierre Aubert ? Je n’ai même pas demandé son exclusion tellement je savais que ce serait mal vécu et que l’on chercherait à minimiser le problème.
Et que fait-on de la demande récurrente des adhérents sur le cumul des mandats, sur leur durée, sur le statut de l’élu, sur le respect des règles internes et des règles démocratiques ?
On donne l’exemple ?
Martine prend sa part de la responsabilité de l’échec, certes ! Et qu’en tire-t-elle comme conclusion ? Elle reste bien sûr !
Et notre porte parole qui se prend une déculottée ? Il restera, soyons-en certain !
Alors, continuons mes camarades, la prochaine (gifle) sera encore meilleure puisque nous descendrons cette fois de 16 à 14 % !
François LABOURDETTE

Alain.R a dit…

Alain Robidou
Juste pour dire que le parti n'inspire plus confiance et c'est très grave.
Toutes les personnes avec qui je discutent trouvent que le ps n'est plus vraiment à gauche alors les propositions d'alliance avec le modem n'ont pas simplifié la lisibilité de ses valeurs.
Le volet social n'est plus assez mis en avant, avec certains points sur le traité de Lisbonne et la mise en concurrence des services publics plus d'un sympathisant s'est senti trahi, sans compter les luttes intérieures qui font penser que le ps s'occupe plus de son nombril que des gens qui souffrent tous les jours sous les coups de plus en plus dur de la droite décomplexée.
Je pense que le PS en clarifiant ses objectifs et ses engagements doit être le parti qui cristallisera les différents partis de gauche afin de mettre un terme à cette société que l'on nous impose et ou le citoyen n'est plus que de la chair à profits et ou la société solidaire et respectueuse des individus n'est plus qu'une utopie.
Alain Robidou

Louis DUREU a dit…

"Parole MILITANTE":les lendemain de défaite sont toujours amers!La droite bénéficie,normalement et malheureusement d'une incohérence qui caractérise la gauche et les Socialistes à chaque élection...,?Il y aujourd'hui urgence pour que le Parti Socialiste (donc nous aussi) assume sans faillir ses responsabilités.Notre parti doit redevenir,au coté des syndicats et plus généralement de l'ensemble du mouvement social,le relais politique de la montée inéductable des divers mouvements sociaux et le pivot de la reconstruction d'une alternative possible au pouvoir actuel,avec un Projet courageux,ambitieux,dynamique et cohérent pour construire une société correspondant à l'attente des génératios montantes.Cette contre attaque politique et sociale ne peut plus tarder, elle doit impérativement et clairement montrer que:
LA DROITE c'est avant tout L'INSECURITE SOCIALE.Si nous ne savons pas,prouver aux citoyens Français et Européens qu'il est possible de redonner du sens au combat Politique en adaptant notre fonctionnement à leurs nouvelles exigences d'information,de formation et d'autonomie critique,tous nos discours resteront formels et "les montées de l'indifférence,de la radicalité stérile ou de la démagogie antidémocratique seront de plus en plus confortées (absentéisme,radicalisme,et montée des extrêmes.....).Je pense qu'aujourd'hui les adhérents et les militants socialistes n'accepteront plus que se développe dans notre parti cette société duale:"ceux qui pensent et les autres"!La parole militante ne doit pas s'éteindre le 8 JUIN 2009 apres cette nouvelle défaite pour encore et toujours,laisser la place à ceux qui" jouent depuis bien trop lontemps dans la cour des grands".Le peuple de France lui est resté fidèle à son vote lors du référendum sur la constitition Européenne il a rejeté majoritairement un vote contradictoire a l'idée qu'il se font de l'EUROPE.Voilà pour moi,mes camarades ou doit se situé notre débat en interne si l'on veut éviter un cataclysme aux prochaines écheances donc demain.IL est temps aprés cette nouvelle déception de nous retrouver pour éviter le pire,chacun doit venir et apporter son soutien, pour qu'ensemble nous puissions relancer un débat démocratique, constructif et crédible.Amitiés socialistes,

Unknown a dit…

D'accord avec François Labourdette, aussi avec alain et Louis mais c'est le refrain classique , style PC. Il faut trouver autre chose que plaider pour "plus à gauche". Ceux qui souffrent le plus socialement n'ont pas voté. Ils savent que le PS est plus social que Sarkosy: pas besoin d'en rajouter en parlant de Lisbonne. A part les militants et ceux qui ont voté Front de gauche très peu savent ou pensent que Lisbonne est mauvais. Pour beaucoup, c'est un mieux puisqu'il dépasse l'obligation d'unanimité. La liste verte n'a pas adopté cette attitude défensive et a plutôt parlé Europe et Espoir. Ils ont parlé de revoir notre économie avec le souci énergies nouvelles et économie "verte", comme avait proposé Ségolène. Je répette que Eva Joly a fait plus que Dany ou Bové pour séduire ceux qui critiquent le capitalisme financier. Ils ont donné une image d'UNITE.
Réflechisez que Grenoble à voté, en tête, 29,04% pour Eur Ecol et seulement 19,09% pour le PS en 3° position.

Le front de G. en 5° position, n'a eu que 6,87 ? Ils ont capitalisé les anti Lisbonne. Est- cela l'avenir du PS ?
Marcel André

André GILIBERTO a dit…

Je partage les réflexions générales de ce blog et je les comprends. La refondation d'un grand parti de gauche me parait plus que jamais nécessaire, "grand" non pas par sa taille, ses résultas électoraux, la notoriété de ses représentants, mais par les valeurs et les enjeux essentiels qu'il faudra privilégier et défendre. Nous ne pouvons continuer à accumuler déceptions, absence de projets et une prise en compte insuffisante(dans les actes politiques)de la souffrance autour de nous. Nos enfants méritent mieux que l'héritage d'une planète en danger, le vécu d'une régression sociale, et d'un avenir trop incertain. Priorités à notre planète, notre environnement,et aux hommes ( la solidarité, la fraternité, la liberté, l'égalité, ...), cela devant se traduire par une politique rigoureuse et sans complaisance.
Le parti socialiste passé et actuel n'a pas su le faire.
Comme beaucoup,je refuse la fatalité, je n'aurai pas la patience d'attendre longtemps : il y a urgence.

Didier Nimsgern a dit…

Beaucoup d'éléments intéressants dans les divers commentaires. Je vous engage à lire l'interview de Manuel Valls dans Libération de ce jour. Mes propositions en tant que militant socialiste :
- la création urgente d'un programme commun de la gauche avec les écologistes et le parti de gauche
- les écologistes ont été bien élus dimanche dernier, parce qu'ils sont sincères et engagés dans leur combat pour la sauvegarde de la planète, n'essayons pas de les singer et laissons les porter la conscience écolo au sein de la gauche ; le parti de gauche est la conscience laïque et républicaine de la gauche française ; le PS doit se recentrer sur ses fondamentaux qui sont la lutte contre les inégalités ( "social")+ la promotion du libéralisme politique ("démocratie") = la social-démocratie
- clairement, nous devons dire à Bayrou que nous ne partageons pas ses valeurs de droite chrétienne et que toute alliance est exclue avec le Modem
- je suis socialiste, le communisme est une horreur que le monde a jugé sur pièces, que ce soit le PCF, le NPA ou LO, aucune alliance avec ceux qui nous traitent de "sociaux-traitres" et qui n'ont qu'un seul but : que la droite reste au pouvoir
- un geste fort pour l'opinion ? Le mandat unique, renouvelable une seule fois
- l'échec n'est pas une fatalité, François Mitterrand l'a prouvé
- l'espoir ? Qu'un socialiste comme Christophe s'engage dans la bataille nationale et représente, avec d'autres hommes et femmes de cette génération, le changement au PS. En avant camarades, le scrutin de dimanche dernier est le coup de pied au c... qu'il nous fallait !
Amitiés socialistes

Alain Donnadieu a dit…

Je n'interviens pas sur ce blog pour faire la leçon aux camarades socialistes, ni pour trancher ses débats internes. En tant que militant du parti de gauche, je n'en ai nullement la qualité. Mais enfin ! Regardons honnêtement quelques faits objectifs en face.
La faiblesse électorale actuelle du parti socialiste est préjudiciable à la gauche tout entière. Et cette faiblesse vient du fait, à mes yeux, qu'il a refusé de trancher ses contradictions idéologiques. Je comprends que la question de l'unité des socialistes soit quelque chose d'important. Mais, l'unité sur quelle ligne politique? J'entends au lendemain de l'élection européennes des choses étonnantes. Votre camarade Manuel Valls qui affirme que le mot socialiste ne veut plus rien dire. Je lui suggère de relire Jaurès. J'entends certains de vos dirigeants qui militent en faire de la transposition d'un socialisme municipal à l'échelle nationale, oubliant, au passage, que c'est cette même revendication qui avait précipité la chute de la SFIO.D'autres parlent de maison commune de la gauche, limitant cette idée a un simple slogan sans contenu véritable. D'autres, enfin, militent en faveur d'un grand parti social-démocrate faisant fi d'oublier la crise que traverse la social-démocratie en Europe. Et je ne parle même pas de ceux qui remettent sur la table leur statut de représentant d'une écurie présidentielle comme si l'urgence du moment ne rendait pas leur démarche dérisoire. Le Parti Socialiste a une responsabilité particulière dans la vie démocratique de notre pays. En tant que parti dominant de la gauche, c'est à lui de prendre des initiatives. Mais avant d'aborder avec les autres partis de gauche dont le mien des discussions pour dégager la meilleure stratégie pour battre la droite aux prochaines échéances, il doit être au clair avec sa propre doctrine. Et, il ne pourra pas faire l'économie du véritable débat interne qu'il ne cesse de repousser, quitte à voir certains de ses militants se détacher de lui. Le statu quo idéologique, dans lequel le PS s'est enfermé, n'est plus tenable. De temps en temps, en politique, il faut du courage. Sinon, à l'inverse, je crains fort que de nouvelles désillusions ne s'abattent sur les militants socialistes et je ne ferais pas parti de ceux qui s'en réjouiront car cela aura pour conséquence que cette droite réactionnaire, liberticide et conservatrice, que j'exècre plus que tout, sera durablement au pouvoir.
Amitiés de gauche.

Unknown a dit…

Didier Nimsgern a dit...:"- clairement, nous devons dire à Bayrou que nous ne partageons pas ses valeurs de droite chrétienne et que toute alliance est exclue avec le Modem."

Alors là, c'est le bouquet ! au coeur de réflexions positives voilà un bout de programme qui nous assure la victoire ! "Il y a des types intelligents à gauche comme à droite" , a dit Sarkozy. Il nous a piqué en effet quelques idées, reprises à sa sauce. Cela ne lui a pas trop mal réussi. Oui, Bayrou à quelques bonnes idées sur la liberté et le social , il y a des intelligents(es) et généreux(ses) chez lui bien autant qu'à gauche. C'est pourquoi Martine à pu rester à la mairie et faire du bon boulot avec un adjoint Modem. Alors pitié, pas d'exclusive ! ni à priori sectaire. Si Beyrou est le nouveau diable, on allongera la cuiller. Attendons sur quelles bases on pourra faire un accord. Il le faudra bien.

A propos de A Donnadieu, là aussi de bonnes idées. Mais revient aussi la ritournelle que le PS n'aurait pas de doctrine (ni de programme?). Faudrait-il un petit livre rouge ? La phrase de Didier ferait-elle partie du chapitre alliances ?
Si oui, on n'est pas sorti de l'auberge.
Bien sûr il faut penser à la présidentielle. Nous somme en V° république. N'attendons pas que soit défini un programme. Tout doit marcher de front. Je suis pour Ségolène mais n'exclu nullement Martine ou d'autres. Pourquoi ne pas partir des idées de Ségo qui nous avaient ramené une écoute et une confiance. Exemple "démocratie participative" qui nous aurait évité le dernier désastre. Corrigeons, améliorons , discutons ...

Marcel André

Bernard LAUZON a dit…

En voyage pendant les élections européennes,je n'ai pas voté et cela pour la 1° fois depuis une bonne trentaine d'années. J'aurais pu donner une procuration à quelqu'un de ma famille, qui aurait voté quoi? Europe Ecologie bien sûr, comme l'ensemble des personnes de mon entourage proche...des gens qui ont voté en choeur pour Ségolène Royal en 2007.
Faisons un pas de plus dans l'honnêteté: si j'avais pu me rendre dans un isoloir, il ne m'aurait pas été possible, plus maintenant, de glisser un bulletin PS, j'aurais donc voté moi aussi Europe Ecologie, et sans regret.
Il y a 10 ans que je suis au Parti Socialiste, mais là, fini, je ne peux plus. Le Congrès de Reims, ajouté aux exclusions/suspensions locales (grotesques), c'est trop.
Je ne ferai pas le geste théâtral et inutile de déchirer ma carte, mais il me paraît vraiment difficile de renouveler une adhésion à un parti qui parle sans cesse de sa rénovation, tout en agissant de manière à se scléroser un peu plus chaque année.
Par contre il y a 1000 et 1 manières de faire évoluer la société, ce que j'observe est encourageant. Une profonde mutation des comportements et une solidarité rampante sont à l'oeuvre en de très nombreux endroits de la planète. Il suffit de se glisser, chacun à sa place et selon ses talents, dans ce mouvement qui nous entraîne vers un autre monde.
Pour ma part, jeune retraité privilégié, je veux passer du temps à travailler concrètement pour l'égalité des chances, les solidarités et l'écologie planétaire. En ce sens, l'engagement dans le mouvement UTOPIA et dans la toute nouvelle association "volontés citoyennes", sur le Pays Dignois, me paraissent beaucoup plus importants que du temps perdu au PS.
Et pourtant...cela ne résout pas le problème du POUVOIR politique. Il est hautement souhaitable qu'une coalition de partis de gauche reprennent le pouvoir un jour en France. Peut-on espérer y parvenir? Oui bien sûr, mais comment s'y prendre? Je ne sais pas, ou plutôt je ne sais plus. La rénovation du parti est un leurre qui nous fait perdre du temps et de l'énergie; le PS est devenu un parti d'élus locaux, qui n'ont pas intérêt à transformer leur outil électoral en parti de masse. Je n'ai même pas envie de dire que le PS doit redevenir un parti de militants, car ce mot est désormais désuet, il faut trouver autre-chose.
La seule piste qui me paraît intéressante à explorer est celle de l'auto-dissolution, pour avoir une chance de reconstruire du neuf. Je suis très sérieux! C'est le seul scénario qui pourrait ouvrir la porte à une adhésion massive pour un nouveau "mouvement", porteur d'espoir à gauche. Ce scenario n'est pas irréaliste, mais il suppose un énorme courage politique de la part d'une partie importante des dirigeants du PS, qui pourrait faire basculer l'histoire. En écoutant et en lisant Ségolène Royal et Arnaud Montebourg,entre autres, je perçois que cette forme de volonté-là, qui consiste à déconstruire pour reconstruire, est envisageable. Mais la "rénovation", c'est-à dire le toilettage circonspect des statuts, je persiste à dire que c'est un leurre, et rien d'autre. Aucun espoir de ce côté-là.
En ce sens, je me pose la question: faut-il que le PS touche le fond (car il n'a pas encore touché le fond à mes yeux)? Réponse: oui. Désolé d'être honnête.
Attention: ces propos sont livrés à chaud, il n'y a aucun rédactionnel et c'est volontaire. Modestement, mais fermement,je prétends que des milliers d'adhérents/sympathisants/militants du PS sont sur des positions analogues ou proches, car l'écoeurement n'est certes pas intellectuellement une attitude valable, sauf qu'il gangrène durablement la structure.

rey a dit…

Cessons de nous auto-flageller apportant toujours plus d'eau aux moulins de la droite déja si gracieusement alimentés par des médias incapables d'analyser, du moins dans leur ensemble. La gauche n'a pas perdue, les habituels votants de gauche ne se sont pas mobilisés ou sont allés voter Europe Ecologie par envie de faire bouger.
Au cours d'un colloque sur la participation citoyenne il y a 15 jours, le sociologue Jean Viard disait : la gauche a fait tout ce qu'elle disait vouloir faire, et c'est pourquoi elle ne propose plus rien aujourd'hui. Derrière le ton toujours provoquant de Jean Viard, il y a sans doute une part de vérité.
La gauche doit construire un nouvel élan et j'aimerais qu'il s'articule fortement sur une valeur que ne respecte pas la droite : la solidarité.
Modeste témoignage.