Qui a peur de Martine Aubry ?

La passe d’armes, par lettres ouvertes interposées, entre Martine Aubry et Manuel Valls sur le thème « le PS tu l’aimes (tel qu’il est…) ou tu le quittes », témoigne, au choix, d’un utile rappel à la discipline de parti de la part de celle qui en a la charge au moment où chaque dirigeant socialiste semble tenté par le grand large de la candidature à la candidature présidentielle, ou d’un geste de total désespoir de la part d’une direction aux abois, à la fois mal élue (à Reims) et impuissante à redresser le lent naufrage du radeau de Solferino.

Il s’agit, sans doute, un peu des deux.


Les socialistes n’avaient certes pas besoin d’ouvrir ce énième chapitre de « Suicide d’un parti » et, bizarrement, de prendre un soin si méticuleux à le mettre en une des journaux, alors même que des vacances bien méritées s’annonçaient, après une nouvelle annus horribilis au PS.

On peut, sans pour autant partager ni l’appétit médiatique ni le goût pour la provocation d’un Manuel Valls, aussi prompt à parader à la garden party élyséenne de Nicolas Sarkozy qu’à changer de position sur le référendum européen de 2005, se demander si le coup de menton en forme d’ultimatum de Martine Aubry n’est pas contraire non seulement à la tradition pluraliste du socialisme français mais encore à l’état et à l’intérêt du PS tel qu’il est aujourd’hui.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

je ragis à l'article de CHRISTOPHE,oui de tout temps il y a eu de la democratie au sein du socialisme ,SFIO pui PS,mais de tout temps il y avait un leader qui sortait de la masse et aujourd'hui MARTINE ,malgre sa pugnacite et son intelligence, m'arrive pas à etre ce leader;d'aiilleurs y a-t-il à l'heure actuelle?R.N.

Anonyme a dit…

je pene qu'il est un peu tard pour se poser ce genre de question si on veut encore peser sur la vie politique de notre pays. Il y a eu un congrés, une élestion et une covention adoptée, il faut faire avec et ne pas avoir de différents à jeter en pature aux médias.Nous devons tous nous unir et soutenir les instances dirigeantes malgré les impairs.Il y a aussi la crisse des quarantenaires qui, si elle se justifie, doit rester en veille (on verra plus tart)

Calligraphie Jacques Lombard a dit…

Il peut et il doit y avoir une tête. Mais il faut un programme crédible qui mobilise l'ensemble des progressistes, si vous penser rassembler la gauche. Un programme qui ne laisse pas de doute sur les engagements politiques du Parti Socialiste. Il y a encore du chemin à faire !
Amitiés Jacques Lombard

noëlle naud-legriffon a dit…

" Le travail réclame l'élite des humains " Sénèque.
Nos différences de penser, de sensibilité au sein du PS doivent être notre force, pas notre faiblesse.
Amitiés.