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Retrouvons le sens des bons produits

La revue « Que choisir ? » qui dans son numéro de juin souligne que « la qualité nutritionnelle des produits alimentaires n’est pas forcément corrélée à leur gamme de prix ».

Les travaux de l’Observatoire de la Qualité de l’Alimentation (OQALI) créé en 2008 sous l’égide de l’INRA et de l’AFSSA rejoignent ainsi les tests réalisés par la revue. Dans les premiers secteurs étudiés : les biscuits et gâteaux industriels, les céréales pour petit déjeuner et les produits laitiers ultrafrais, les différences de composition nutritionnelle sont plus liés aux familles de produits qu’aux segments de marché.


Forcalquier : interdire la pub, une excellente pub pour la ville !


Qui n'a pas déjà rêvé d'un monde sans pub ? Et bien voilà, à défaut de pouvoir légiférer pour l'ensemble de la planète, Christophe Castaner, le maire de Forcalquier, a pris la décision de bannir la publicité de sa commune, d'interdire sur son territoire ce que cet élu socialiste appelle "la pollution visuelle".

Mais pourquoi me diriez-vous ? "La Pub, explique l'édile, est partout dans l'espace privé comme dans l'espace public. Elle est présente dans le moindre recoin." A un moment, il faut dire stop en somme. "Surtout que la ville est la capitale des saveurs et des senteurs, alors ce serait contradictoire de maintenir cette pollution visuelle qui dénature le cadre", ajoute Christophe Castaner.

L'interview sur RTL et tous les articles sur ce sujet...

Gestion des eaux : un enjeu régional



Publié le vendredi 10 juillet 2009 à 16H45

Du Rhône, de la Durance, du Var, du Verdon ou de l'Arc, les présidents de 30 structures de gestion des milieux aquatiques de la région Paca se sont réunis hier à Berre-L'Étang pour rédiger ensemble une "demande de reconnaissance officielle" de leurs organismes.

Soit leur transformation, par un texte de loi, en "Établissement public d'aménagement et gestion des eaux", ce qui leur ouvrira droit aux ressources fiscales. Et à une sécurité financière "indispensable à la réalisation des tâches qui leur incombent, explique Christophe Castaner, maire de Forcalquier et vice-président du Conseil régional. Il s'agit de permettre l'application de la directive européenne sur l'eau et les conclusions du Grenelle de l'environnement".

La Provence

On ne négocie pas avec le climat, on agit !

C'est sous ce titre que Libération du lundi 25 mai a publié une tribune de grandes associations écologistes et de solidarité internationale. En décembre se tiendra à Copenhague le sommet de l'ONU sur le climat. Au moment où l'urgence climatique s'affirme chaque jour plus fortement, il n'est pas sûr que les grands pays développés sachent faire des choix à la hauteur des enjeux.

Jusqu'à présent, l'horizon des effets du changement climatique sur les équilibres planétaires semblait lointain. Psychologiquement, la référence à l'année 2100 semblait renvoyer à une échéance située bien au-delà des limites de nos vies humaines. Pourtant, les enfants qui naissent aujourd'hui ont une grande chance de connaître la fin du siècle. Mais l'urgence est plus proche encore de nous. Les plus récentes études montrent qu'une augmentation de 2° de la température moyenne est possible d'ici à 2050. Comme le souligne le numéro de mai de Terra Economica, le chamboulement de la biodiversité, l'élévation du niveau des océans, les grandes migrations qui en résulteraient peuvent déjà être au rendez-vous de ce demi-siècle. 2050, c'est demain, ce sont les dernières années des quadragénaires d'aujourd'hui, nos enfants auront autour de 60 ans et nos petits enfants seront dans la pleine force de l'âge ; comment vivront-ils au milieu de la catastrophe, quels projets d'avenir leurs seront-ils encore accessibles ?

Notre planète a déjà perdu de nombreuses années en palabres infructueuses. Nous sommes désormais placés devant un tournant. Soit nous prenons très rapidement des mesures fortes pour réduire la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre, soit nous perdrons le contrôle de la situation. Pour les journalistes de Terra Economica, l'avenir de la planète se joue dans les trois prochaines années.

La mobilisation des citoyens et des acteurs locaux est réelle mais chacun sent bien que sans une volonté politique forte à l'échelle nationale et internationale, les bonnes volontés locales se heurteront vite aux forces d'inertie et à la faible autonomie d'action des pouvoirs locaux face à un enjeu global comme celui-ci. Cela ne nous exonère pas de nos responsabilités. A la Région comme dans ma commune de Sainte-Luce, nous travaillons à un agenda 21 largement tourné vers la lutte contre le changement climatique ; la conférence de citoyens sur l'énergie organisée ces dernières semaines par le Conseil régional des Pays de la Loire a fait émerger de nombreuses propositions concrètes et apporté la démonstration d'un engagement fort des citoyens dans leur diversité.

Pour le moment, les gouvernements ne sont pas au rendez-vous. La majorité des récents plans de relance adoptés pour lutter contre la crise ont largement ignoré cet enjeu. Si la Corée du Sud a consacré plus de 80% de son plan de relance à la croissance verte, cette part tombe en Europe à 59%, et surtout à 21% en France et 10% aux USA. Après avoir déjà trahi les engagements du Grenelle de l'environnement, le tandem Fillon – Sarkozy montre son mépris pour l'écologie.

La conférence de Copenhague est donc un rendez-vous crucial pour la lutte contre le changement climatique. Le GIEC réclame pour 2020 une baisse de 40% des émissions de gaz à effet de serre des pays riches par rapport à leur niveau de 1990. Les USA proposent uniquement de revenir à leur niveau d'émission de 1990 et l'Europe de les réduire seulement de 20%. Ces mesures sont très insuffisantes. Les égoïsmes et la dictature du court terme l'emportent sur le sens de l'intérêt général et les droits, non plus des générations à venir, mais des jeunes générations d'aujourd'hui qui ont encore devant elles l'essentiel de leur durée de vie.

Il est donc temps de se mobiliser. Contre l'idéologie libérale qui, on le voit bien ici, reste dominante, le socialisme et l'écologie sont les deux seules planches de salut pour un développement durable et solidaire.
Au lendemain de ces élections européennes si nous ne retenions qu’un seul enseignement du soutien aux listes Europe Ecologie, c’est bien cette volonté de nos concitoyens, alors agissons !