
La colère monte peu à peu parmi les salariés d'Arkéma et la population du carrefour Bléone-durance. Ils ont inauguré symboliquement une plate-forme virtuelle sur le site industriel de Saint-Auban.
C'est la première d'une série d'actions qui devrait être marquée par une montée en pression progressive. Christophe Castaner est intervenu pour exprimer sa solidarité et celle de la Région. " Oui ! il y a une responsabilité des politiques !
Oui, il y a une responsabilité publique !
Monsieur Luc Chatel, secrétaire d’état à l’industrie était la semaine dernière pas très loin d’ici. J’ai été invité à l’accueillir sur le site d’Iter. J’ai posé une condition. Je veux bien être présent, je veux bien que la Région soit représentée, mais il faut que monsieur Chatel nous accorde une heure, une seule heure de son temps pour venir ici, à Château-Arnoux saint Auban. Il a préféré aller sur le site d’Iter et en préfecture de région…
Nous aurons, comme Patrick Martellini l’a dit, des exigences à poser au directeur de cabinet du Président de la république, c’est qu’on n’ait pas des effets d’annonce, mais qu’on ait un vrai discours. Un discours en cohérence avec celui qu’on entend au sommet de l’état, notamment sur le fond d’investissement industriel, notamment sur la politique environnementale, et qu’au delà de ce discours il y ait les investissements dont nous avons besoin ici et en France. Parce que ce projet de fabrication de Silicium, ce n’est pas un projet de la moyenne Durance, ce n’est pas un projet des Alpes de haute Provence, ce n’est pas un projet de la Région Provence Alpes côte d’azur, c’est un projet pour la Nation !
Et nous devons en tirer fierté, et nous devons obtenir toutes les mobilisations. C’est pour ca que, vendredi dernier, Michel Vauzelle m’a demandé de présenter à l’assemblée régionale un engagement pour soutenir d’abord votre action, mais aussi le projet Silicium de Provence. Mais à une condition, c’est que tous les acteurs, et en particulier l’état, engagent leur responsabilité pour que ce projet voie le jour. Et s’il ne voit pas le jour il faut continuer la lutte et être mobilisés.
Aujourd’hui, cette initiative citoyenne, cette initiative syndicale, cette initiative populaire, c’est simplement un cri du cœur, un cri d’urgence sociale. Et c’est aussi un cri d’alerte pour les représentants de l’état sur le fait qu’on ne veut pas crever ! Et qu’avant de crever, il va falloir se battre. Si on veut éviter des actions plus graves et plus violentes dans la rue, il faut que nous obtenions du représentant du Président de la République, une vraie réponse de l’état : Oui, nous sommes solidaires avec la Région, avec le Département, avec la Moyenne Durance et oui, nous nous engageons financièrement pour soutenir le projet.
Sinon, il faudra continuer la lutte…
On a deux mois moins quelques jours. Chaque jour devra être un moment de mobilisation et on a besoin de tous.
Parce que ce territoire ne veut pas crever la gueule ouverte, il faut retrouver le sourire, le sourire du combat!"