« On nous demande de faire plus avec moins »


Le 16 février, à la Friche de la Belle de Mai, dans le 4ème arrondissement de Marseille, plus de 500 personnes ont assisté à la clôture des États généraux des services publics.

Depuis un mois, le conseil régional Paca, dirigé par la gauche, tient des réunions-débats dans chaque département, pour réagir à la révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée par l'État. « C'est une logique purement comptable, décidée par en haut, dénonce Christophe Castaner, vice-président (PS) de la région. On veut nous faire croire que la bonne gestion, c'est de concentrer, mais dans ce cas comment avoir un service de proximité, comment réduire la dépendance à la voiture ? » Dans la salle, le public égrène les exemples d'emplois supprimés, de bureaux fermés ou de services délégués au privé. « Même la mairie a du mal à obtenir des panneaux indicateurs, raconte Agnès Loudes, responsable de théâtre à Aix. Le délégataire privé traîne les pieds. Les commerçants eux, paient, et les ont tout de suite. » La volonté de faire des économies n'épargne pas les collectivités locales. « On nous demande de faire plus avec moins », critique une employé de la ville de Marseille. Pour Michel Fontaine (CGT-Finances), la solution est à chercher dans « une réhabilitation de l'impôt ». « Il faut rendre l'impôt sur le revenu plus équitable et progressif. Et réviser la fiscalité locale, qui présente des injustices criantes. » Problème : cette révision dépend de l'Etat, tout comme nombre de décisions stratégiques pour les grands services publics. Hier, Michel Vauzelle, président (PS) de la région, a proposé la création d'un observatoire ad hoc, et une modification de la Constitution pour y préciser la notion de service public.

Frédéric Legrand

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